Lorsque vous ouvrez votre robinet, les explosifs sont probablement la dernière chose à laquelle vous pensez. Pourtant, une vaste campagne nationale menée par l’Anses a bel et bien recherché des résidus d’explosifs dans les ressources en eau et dans l’eau traitée destinée à la consommation.
Et le plus surprenant ? Certains ont réellement été détectés.
54 résidus d’explosifs recherchés dans l’eau
Dans le cadre d’une campagne nationale consacrée aux polluants émergents, le laboratoire d’hydrologie de l’Anses a analysé des eaux brutes et des eaux traitées sur l’ensemble du territoire français.
Les scientifiques ne recherchaient pas seulement des pesticides.
Parmi les substances étudiées figuraient :
→ 157 pesticides et métabolites de pesticides
→ 54 résidus d’explosifs
→ un solvant, le 1,4-dioxane
Au total, la campagne a permis de recueillir plus de 136 000 résultats d’analyse.
Mais pourquoi rechercher des explosifs dans de l’eau destinée à être consommée ?
Des traces qui peuvent remonter à la Première Guerre mondiale
Une partie de l'explication se trouve dans notre histoire.
Selon l’Anses, les résidus retrouvés proviennent principalement de zones associées à d’anciens sites d’armement datant de la Première Guerre mondiale, mais également de secteurs situés à proximité d’activités industrielles liées à l’armement.
Parmi les substances détectées figurent notamment des métabolites du TNT, ainsi que des composés utilisés plus récemment.
Autrement dit, certaines pollutions peuvent laisser une empreinte dans l’environnement pendant extrêmement longtemps.
Des résidus retrouvés jusque dans l’eau traitée
Et c’est probablement le résultat le plus surprenant de cette campagne.
L’Anses indique que des résidus d’explosifs ont été retrouvés dans moins de 10 % des échantillons d’eaux traitées analysés.
Il faut cependant être très clair : cela ne signifie pas que 10 % de toute l’eau du robinet en France contient des explosifs, ni que les concentrations détectées représentent nécessairement un danger pour la santé.
La campagne était exploratoire et les points de captage étudiés représentaient environ 20 % de l’eau distribuée.
Mais ces résultats montrent pourquoi les autorités cherchent aujourd’hui des substances qui ne faisaient pas nécessairement partie des contrôles habituels.
Ce que l’on ne recherche pas systématiquement peut passer inaperçu
C’est probablement l’enseignement le plus intéressant de cette étude.
Les campagnes de l’Anses sont justement conçues pour rechercher des polluants émergents qui ne sont pas, ou sont encore peu, recherchés lors des contrôles réguliers.
Grâce aux progrès des laboratoires, les scientifiques peuvent désormais identifier des substances présentes à des concentrations extrêmement faibles.
Une eau peut donc être parfaitement transparente, sans odeur particulière et avoir un goût totalement normal, tout en contenant des traces de substances impossibles à détecter avec nos sens.
Cela ne signifie pas qu’elle est dangereuse.
Mais cela montre à quel point nous dépendons des analyses pour savoir réellement ce qu’elle contient.
Et ce n’est pas le seul polluant surprenant retrouvé dans l’eau…
Lors de cette même campagne, les chercheurs se sont intéressés à un pesticide interdit en France depuis 2020 : le chlorothalonil.
L’un de ses produits de dégradation a été retrouvé dans plus d’un prélèvement sur deux lors de cette campagne.
Comment un pesticide interdit peut-il encore laisser des traces plusieurs années plus tard ?
Faut-il avoir peur de boire l’eau du robinet ?
Ces résultats ne permettent pas de conclure que l’eau du robinet française serait globalement dangereuse.
En revanche, ils mettent en évidence une réalité : notre environnement conserve parfois les traces d’activités humaines très anciennes, et toutes les substances ne sont pas nécessairement recherchées en permanence.
C’est précisément pour cela que les campagnes exploratoires existent : identifier de nouveaux contaminants, mieux connaître leur présence et permettre aux autorités d’adapter progressivement la surveillance.
La qualité de l’eau ne se résume donc pas à ce que nous pouvons voir dans notre verre.
Et si vous repreniez le contrôle sur l’eau que vous buvez ?
Une eau claire en apparence ne révèle pas forcément tout ce qu’elle contient. Pesticides, chlore, calcaire ou autres substances indésirables : face à ce que l’on ne peut ni voir ni sentir, de plus en plus de foyers font le choix d’une filtration directement à la maison.
AquaClair™ s’installe simplement sur votre robinet pour vous permettre de filtrer votre eau au quotidien, directement là où vous la consommez.
Sources : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), campagne nationale sur les composés émergents dans les eaux destinées à la consommation humaine.
Échanges
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